Description
Quels objets, appartenant aujourd’hui à notre quotidien, seront découverts par les archéologues du futur ? Toute activité humaine laisse des traces, tangibles ou immatérielles. Quels artefacts deviendront les témoins de notre ère ?
Kaspar Ravel propose une investigation artistique autour des déchets radioactifs, legs inévitable de notre société et explore comment la question de la désintégration radioactive trouble notre rapport au temps. Jusqu’aux années 1990, la plupart des déchets nucléaires étaient jetés en mer sous forme de colis. Cette pratique, désormais interdite, a laissé place au stockage provisoire en surface, au sein même des centrales nucléaires. Plus récemment, des projets tels que Cigéo (France), ou Onkalo (Finlande), prévoient un stockage définitif en couche géologique.
Ces pratiques nourrissent la réflexion autour des messages à produire pour avertir les civilisations futures du potentiel danger présent sous la terre, dans la mer et sur les sols. La sémiotique du nucléaire étudie quelles formes donner à ce type de message : quelles langues et quels supports résisteront à l’épreuve du temps ? En s’inspirant de techniques artisanales, technologiques ou biologiques, Kaspar Ravel crée des dispositifs sensibles qui tentent de donner des perspectives à ce message idéal.
Les œuvres nous plongent dans un univers d’écritures, de traductions et d’encodages où plane une incertitude quant au monde depuis lequel ces messages seront lus. Ce que l’artiste interroge, c’est la façon dont nous envisageons le futur depuis le présent, et ce que les choix que nous opérons pour demain disent de nous aujourd’hui.
Tarifs
Gratuit
—
Horaires
Du 8 octobre 2026 au 3 décembre 2026
Du 8 octobre 2026 au 3 décembre 2026
Lundi
10:00 - 17:00
Mardi
10:00 - 17:00
Mercredi
10:00 - 17:00
Jeudi
10:00 - 17:00
Vendredi
10:00 - 17:00
Samedi
Fermé
Dimanche
Fermé
Localisation
Langues parlées
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Accès
Accès
- Tramway : T8 et T11, arrêt "Villetaneuse-Université"


