Description
Le 1er juillet, on célèbre le cringe ! Ose l’inattendu, bouscule les normes et réinvente les possibles. Parce que le cringe trouble les identités figées, nourrit l’imaginaire et ouvre la voie à des futurs plus libres. Sois cringe, sois libre !
cringe : 1. (adjectif) malaisant*e, gênant*e, embarrassant*e.
2. (nom) sensation de malaise face à quelqu’un*e (ou quelque chose) qui dévie des normes.
Le cringe est extensible et flou : ce qui est cringe hier ne l’est pas forcément aujourd’hui. Et ce qui est cringe pour nous, ne l’est pas forcément pour toi. Le cringe dépend des normes qui, elles, dépendent du milieu culturel, social et économique de la personne qui reçoit le contenu “cringe”.
Ce qui est cringe, c’est souvent des personnes bruyantes et expressives, dramatiques et ringardes. Des contenus à rebours des images “cool et lisses” des influenceur*euses. Ou émanant de personnes ne maîtrisant pas bien les codes de la mise en scène de soi. Bref, du contenu qui brise le bon-goût, s’éloigne des normes et provoque le mépris des classes dominantes.
Derrière le cringe, il y a un dispositif avec lequel on se surveille et on surveille les autres. Un dispositif d’uniformisation idéal pour le néolibéralisme qui considère les personnes comme de petites marques à l’image bien contrôlée et aux échanges bien policés par les IA.
Le cringe est aussi un outil d’isolation. Car derrière la peur d’être gênant*e, il y a la peur de la vulnérabilité, la peur d’être trop sincère. De montrer trop de soi, de ce qu’on aime, de ce qui nous fait rager, bander, pleurer.
